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 La face cachée des agroglyphes

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Date d'inscription : 04/09/2011

MessageSujet: La face cachée des agroglyphes   Sam 11 Fév - 22:13

Parmi les sujets curieux à polémiques, où les éléments connus laissent souvent place à beaucoup d'interprétations, les agroglyphes (crop circle) occupent une place importante.
J'ai estimé nécessaire de partager ici mon analyse en présentant ce qui a construit objectivement ma conviction.
Ma démarche centrale pour me faire un avis sur le sujet et en avoir le cœur net avait été de ne me fier qu'à ce que je pouvais personnellement relever et vérifier, en dehors de tout à priori.
Cela passe par le fait de mettre temporairement de coté l'abondante littérature, les descriptions et avis extérieurs dont on ne connait pas la véracité.
Du moins les avoir en tête mais sans leur donner de crédit.

Il ressort alors de la simple observation, que les choses sont en réalité assez loin de ce que l'on serait tenté de croire si on devait édifier une opinion à partir des présentations habituelles des personnes ayant orienté leur vie et leur carrière sur "l'étude" du phénomène ...

Traditionnellement, dans les principaux arguments mis en avant pour défendre une origine extraordinaire, on retrouve :



I - la perfection géométrique au centimètre près de ces figures complexes.

II - l'impossibilité pour des hommes de produire un agroglyphe convainquant et sans laisser de traces de son passage.

III - le nombre d'agroglyphes apparaissant dans différents endroits du monde et l'ancienneté du phénomène.

IV - le fait que les tiges des agroglyphes soient coudées, c'est à dire qu'elles présentent une transformation biologique étrange qui a rallongé et plié les nœuds à la jonction des segments rigides des tiges.

V - et diverses autres anomalies, de composition du sol (oxydes de fer), de champs magnétique, de radioactivité, ou bien encore des sensations énergétiques ressenties par des personnes sur place.


I - La perfection géométrique

De mon coté, lorsque j'ai simplement regardé sur les photos ce qu'il en était de cette prétendue perfection géométrique, je me suis rendu compte que cet argument était inventé.
En effet, même sur les plus grands et complexes agroglyphes souvent pris en exemple, les figures apparemment symétriques ne le sont qu’approximativement.
Il y a des erreurs dans la précision des tracés ou des éléments différents, des ratés, voire même mais beaucoup plus rarement, des parties inachevées, cassant la cohérence de la figure.

Vous pouvez le constater vous même au regard des exemples que je vais commenter ci-dessous ou de ceux que vous regarderez de près de votre coté.


milk hill ; aout 2001

A première vue, chacun des disques de cette formation a exactement le même diamètre que ceux qui occupent la même position sur les autres bras de la figure géométrique.  
Cependant celle-ci n'est pas géométriquement exacte et les différences infimes qui se sont additionnées lors du tracé se sont finalement retrouvées sur les disques des extrémités.

Malgré la perspective, comment expliquer que le disque du fond soit plus grand que celui qui apparaît être le plus petit de tous en haut à gauche, sinon par le fait qu'il est effectivement plus petit que tous les autres ?
Les disques qui sont censés être de même diamètre pour respecter la symétrie centrale, ne le sont donc pas exactement.


Pour l'agroglyphe suivant, une image a été figurée par le principe d'une trame classique de demi-teinte.
C'est le diamètre variable des points qui reproduit le niveau de "luminosité" de chaque zone de l'image.
Donc contrairement à la trame stochastique où les points sont tous identiques en taille et où c'est le positionnement et le rapprochement des points qui défini une luminosité, dans la trame classique qui est ici utilisée la position des points est sur une trame régulière.

Et si on ne fait pas attention, visuellement c'est l'impression qu'on en a.
Sauf qu'à y regarder de plus près et comme vous pouvez le voir, la trame n'est pas si régulière que ça... comparez la blanche (théorique) et la jaune (réalisée).

chilbolton ; 21 aout 2001

On comprend que pour la réalisation de cet agroglyphe, il suffit de découper l'espace en carrés réguliers selon la grille (ici en noir), puis de rogner les coins de ces carrés pour en faire des ronds plus ou moins grands en fonction de la luminosité à représenter.
Malheureusement, ils sont parfois rognés de manière très inégale, trop d'un coté ou pas assez de l'autre, ce qui décale leur centre et casse leur alignement à la trame qu'ils sont censés suivre (ici en blanc).
Si on relie les centres des points, on abouti à cette grille biscornue (ici en jaune), loin de la perfection dont on nous rebat les oreilles au sujet des "vrais" agroglyphes.

Toutes ces imprécisions révèlent la méthode de production, donc l'origine du phénomène.

A proximité de celui que l'on vient d'aborder avait été réalisé un autre qui allait avec.



Le cadre qui le délimite n'est pas non plus très droit.

C'est aussi le cas de l'alignement des éléments dans le suivant qui est un figure d'interférences.

Avebury Trusloe - 22 Juillet 2000

Les déformations involontaires sont importantes à proximité du centre, là où les angles sont les plus aigus et où la moindre dérivation des lignes rayonnant des deux points latéraux est alors fatidique pour les formes découpées donc extrêmement visible.



Woodborough ; 13 Août 2000

Sur celui ci-dessus, les couronnes surlignées ici en rouge sont moins larges que celles en bleu.
Les différentes largeurs restent d'une dimension proche les unes des autres mais pas exactement identiques.



Beckhampton ; 28 Juillet 2001

Certaines étoiles sont suffisamment bien réalisées pour être visuellement équilibrées tandis que d'autres sont ratées, biscornues.


l'agroglyphe surnommé "calendrier maya" ; 3 août 2004

Ce qui nous intéresse dans celui-ci c'est le motif central.

Autant les cercles sont nécessairement tracés avec un centre pour qu'ils soient réellement des cercles propres, autant les petits tracés secondaires non rectilignes trop difficilement géométrisables ou plutôt trop coûteux en temps et en peine sont dessinés librement sans guidage précis de la forme sinon des repères visuels, ce qui abouti à ce que l'on constate :

Le découpage de ces formes est de fait très différent de l'un à l'autre.


Si les agroglyphes présentés sont réalisés par l'homme avec des moyens rudimentaires, alors on peut en trouver des indices.
Et c'est effectivement le cas, nous avons commencé à le voir.

On notera aussi que de manière générale, le centre des cercles ont besoin d'être accessibles et positionnés facilement.
Ils se trouvent donc dans une zone aplatie ou dans un tramline.
Evidemment les disques eux ont leur propre centre aplati, mais pour ce qui concerne les cercles ou portions de cercles, il n'y en a pas dont l'intégralité de l'intérieur soit constitué par le champs intact, à l'exception de ceux très petit où le centre est à portée de bras et de piquet, ou ceux qui seront fait sans guidage mais qui seront irréguliers, déformés.

L'élaboration sur place d'un agroglyphe implique des tracés de construction, et ceux-ci sont parfois visibles.

Voilà ce que l'on peut tirer de celui à milk hill en 2001


Les traces que l'on voit au sol sur la photo et qui sont des segments décalés les uns par rapport aux autres au niveau des centres des disques et à la jonction des disques s'explique par le fait que ces lignes sont antérieures au moment où les disques ont été aplatis.
Il s'agit de la conséquence visible des tracés de construction.

Les lignes courbes qui ont servit à déterminer le positionnement du centre de ces grands disques ayant été couchées auparavant, elles le sont le long d'elles même et non dans la direction tangente au mouvement de rotation des disques, ce qui produit une sur-épaisseur et à coté à l'inverse au niveau de la zone où auraient dû se trouver l'extrémité des tiges, une gouttière qui elle est décalée du tracé dans le sens de rotation.

Du fait de la rotation, d'un coté du disque ces gouttières sont décalées dans un sens et dans le sens inverse de l'autre coté, d'où la fragmentation en deux segments en quinconce par disque.
Ici une vue au sol du champs.


Autre agroglyphe

Sud de Milk Hill ; 25 Juillet 1998

Comme dans l'exemple précédent, nous avons là un agroglyphe composé d'un ensemble de disques, mais la qualité de l'image est trop pauvre pour discerner les tracés.
On observe cependant les trous que ces tracés ont laissé à la jonction de ces disques.

Quand à sa perfection elle laisse encore à désirer puisque pour les plus petits disques en périphérie qui ont la même taille, il y a quand même des imprécision à certains endroit.
On peut le constater avec une différence de taille entre les deux disques ici en rouge en haut à droite.

un autre exemple :

Martinsell Hill - Oare ; 27 juillet 2008

Là encore, les tracés de construction qui sont des cercles antérieurs aux surfaces (un représenté en vert), laissent des effets visibles.
Il y a le fait que les parties "pleines" du champs ainsi découpées ne sont jamais en contact là où elles devraient se rejoindre, elles sont toujours séparées d'une certaine distance.
Sinon, la surface couchée du champs l'a été en commençant par suivre les contours des tracés définis, et on remarque que pour le reste cela a été fait en passages parallèles au contour de la partie centrale.
Et puis les irrégularités flagrantes de cet agroglyphe, les plus petits disques disposés de manière trop chaotique à défaut de n'avoir pu bénéficier d'un tracé de construction à suivre.



Woodborough ; 13 Août 2000

De même ici les tracés de construction qui sont des cercles concentriques avec ensuite un redécoupage en triangles ont comme conséquence que les surfaces de triangles non couchées ne voient pas leurs coins se rejoindre, ayant été rognés par ces cercles.



Alton Priors ; autour du 22 Juillet 2008

Là nous voyons que sur une frange, la culture a été abîmée sans être bien couchée, mais cela s'arrête au niveau du tramline.
On pourrait attribuer ces dégâts aux touristes.
Et en effet les photos sur place montrent que les tiges ne sont pas couchées mais cassées de manière chaotique.



On remarque néanmoins que l'extrémité du croissant en creux dans cette partie du champs n'est pas aussi large que de l'autre coté de l'agroglyphe.
Il y a donc quand même au moins une différence à ce niveau là puisque si les touristes peuvent dégrader une partie du champs, ils ne peuvent pas restaurer l'état initial des zones qui ont été couchées.
Ce qui est sinon bien plus visible et significatif, ce sont les très nombreuses asymétries au niveau des découpages des motifs de style floraux, aussi bien au sein de ces motifs qu'entre ces motifs.



Il recèle pourtant encore une autre tromperie.
C'est qu'il a été fait en deux étapes et non pas en une seule nuit.


Il est difficile de dire si l'état le plus étendu était prévu dès le départ et si le groupe a pour une raison quelconque du s'interrompre pour le terminer à une autre occasion, mais l'état dans lequel les agroglyphes sont trouvés sont par défaut des états supposément finis pour l'observateur qui les découvre, ce qui a probablement permis pour un certain nombre de cas de sauver les apparences excepté certains cas trop flagrants.

Cas similaire à celui que nous venons d'étudier :


windmill hill - trusloe ; 18 Juillet 2002

Nous avons des photos qui montrent une évolution de sa situation par rapport à celle initiale, mais ici il n'y a pas d'état final achevé, à moins que l'état initial aie réellement été l'état final désiré et que le reste n'aie été que des dégradations de personnes indépendantes.
Il n'était de toute façon pas possible de coucher une case sur deux sur toute la figure étant donné que cela aurait mis en évidence une inversion des parties couchées à un moment donné du fait d'au moins une erreur.
On peut en effet noter un tracé en trop, témoignant d'une erreur humaine et qui était présente même sur la toute première photo disponible, prise bien avant toutes les dégradations ultérieures.

Comme nous le disions, il y a aussi eu des agroglyphes vraiment ratés, irrattrapables et donc abandonnés à un stade précoce de leur réalisation qui ne fait pas illusion.


Avebury Avenue ; 14aout2001

A partir d'un certain niveau de complexité, l'erreur devient inévitable.

C'est ainsi que le très célèbre agroglyphe contenant un message codé en ASCII n'est pas exempt d'erreurs importantes dans le codage de plusieurs caractères qui au lieu d'être codé sur 8 bits, ce qui est la norme utilisée ici, en contiennent un ou plusieurs en trop.


Pitt ; 15 Août 2002



Le texte complet tel qu'il aurait été sans ces erreurs est le suivant :

Beware the bearers of FALSE gifts & their BROKEN PROMISES.
MucH PAIN but still time.
BELIEVE.
There is GOOD out there.
We oppose DECEPTION.
Conduit CLOSING.

J'ai souligné les lettres qui au final ont été mal codées et indiqué sur l'image par une couleur plus sombre les bits erronés, pour que vous puissiez juger vous même de la cohérence de l'attribution de ces lettres.
Cette explication est correcte car on retrouve bel et bien ces lettres si l'on regarde la correspondante des 8 autres bits et que le mot auquel on abouti est compréhensible et cohérent avec le reste du texte.

Vous pouvez donc fiche à la poubelle les articles qui énoncent qu'il n'y a aucune erreur et font des interprétations tirées par les cheveux en déclarant que le mot inexistant auquel eux ils arrivent serait en fait un mot ummite ... comme c'est pratique.
ça n'explique pas l'incohérence du codage avec dans ces erreurs ponctuelles et isolées un codage sur plus de 8 bits qu'ils nient, mais le propre d'un mensonge c'est qu'il n'est pas cohérent avec les faits réels.

Ainsi, pour en revenir à cet agroglyphe et le message qu'il veut faire croire venir d'ailleurs, c'est une belle mise en scène mais la vérité se fait jour d'elle même.
Ce ne sont pas des extraterrestres qui ont produit cet agroglyphe, seulement un groupe très organisé.
Ces personnes sont rodées à cet art et le résultat global est très réussi malgré tout.

Plus globalement, nonobstant les fantasmes de certains qui voudraient y voir une haute technologie, un rayonnement qui balayerait le champs et y "imprimerait" directement le dessin, les erreurs contenues indiquent qu'en général l'agroglyphe, bien que longuement réfléchi et conçu avant, a été généré sur place aussi bien qu'il était possible, de manière imparfaite avec des erreurs dues à la complexité de leur réalisation.
Les traces décelables bien que difficilement visibles au premier coup d'oeil sur les illustrations dont la qualité n'est pas au rendez-vous, correspondent aux tracés de construction géométrique nécessaires à la réalisation de ces figures. Cela confirme le recours à un procédé de réalisation archaïque.


II - L'irréalisabilité d'un agroglyphe convaincant de la part de l'homme

Il existe de bien nombreuses démonstrations qui prouvent qu'un groupe de personnes est capable de réaliser une figure complexe qu'on ne différencierait pas des autres

Cela a été fait devant des caméras, de nuit comme de jour, et filmé de toutes les manières possibles.

Dans le reportage de « Question à la une » sur RTBF, on a l'occasion d'observer la production sur place en pleine nuit d'un agroglyphe en Belgique, fin juillet 2007 :


Le groupe l'ayant réalisé revendique la paternité de plusieurs autres en Belgique, y compris celui à Genappe (près de waterloo) le 16 juin 2007, lors de festivités remémorant la bataille Napoléonienne.

A cette occasion et grâce à ce reportage, on prend conscience du peu de crédibilité que l'on peut donner aux témoignages des riverains.
Et l'absence totale de sérieux est encore plus choquante quand aux explications fantasmées de l'origine du phénomène par les personnes qui se revendiquent spécialistes de la question mais ne sont rien d'autre que des illuminés qui prennent leurs désirs pour des réalités.
La nuisance à la vérité sur ce thème est à l'origine malheureusement engendrée volontairement par les personnes qui se font gourous de groupes new age ou au travers de séminaires et conférences, motivées à se faire de l'argent facile sur la crédulité des gens.

La vidéo suivante est une perle rare bien que de piètre qualité, car c'est un film en mode infrarouge où l'on voit à distance toute la réalisation de nuit de l'agroglyphe de West Woodhay en Angleterre, le 29 juillet 2011 :

La forme sombre que l'on découvre près de la bouche du serpent n'est pas dans le champs mais est la végétation du bord de la colline d'où a été filmée la scène.
Le contexte est plus largement visible à 1H33min43sec et confirme la correspondance du lieu avec les photos publiques de cette formation :


Celle qui suit vient du reportage "Unmasked: The Secret's of Deception".
Cela se passe la nuit mais avec un léger éclairage pour que les caméras de NBC puissent filmer.
L'agroglyphe a été réalisé le 3 mars 1998 en Nouvelle-Zélande par John Lundberg, Rod Dickinson et Wil Russell :

https://www.youtube.com/watch?v=9eh9q8gadas#t=07m43s

Un autre exemple avec vision surélevée sur l'ensemble, cette fois de jour lors de l'émission "aux frontières du surnaturel", faisant l'adaptation française de l'émission "is it real?" de la national geographic en 2005 (voir à 12 min 35) :


Toujours de jours mais plus ancien puisque de 2001, avec hélas la seule vision des opérations au sol.
Situé près de Silbury Hill, il a été réalisé en 4 heures pour News Of The World :


Une dernière vidéo du même style et de nuit, avec Paul Damon :

Ce serait selon toute vraisemblance celui-ci, réalisé en juillet 2000 :
http://www.lucypringle.co.uk/photos/2000/uk2000df.shtml

Il y en a même un qui a été réalisé comme copie d'un agroglyphe précédent à l'occasion d'un film.
L'original était dans la propriété Warren à Longwood le 26 juin 1995...

... et la copie, un peu plus petite avec les 3 "planètes" ici rasées, à Alton Barnes le 4 aout 2001 :

Cet exemple de copie est reconnu comme tel sur le site de Lucy Pringle et il est même précisé que la formation la plus récente a été faite par l'équipe de Matthew Williams.
Voir aussi l'article suivant :
http://www.swirlednews.com/article.asp?artID=199

A ce propos, ce Matthew Williams a été officiellement condamné pour avoir réalisé des agroglyphes.
voir cet article de BBC News :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/england/2310127.stm

J'en fais ici une traduction en amateur pour les non anglophones :

Le seul homme en Grande-Bretagne confondu dans la réalisation d'agroglyphes, a fait une vidéo pour prouver qu'ils n'étaient pas le fait d'aliens ou de forces surnaturelles.
Matthew Williams, 30 ans, de la ville de Devizes dans le Wiltshire, a été condamné à une amende de 100 livres sterling par les magistrats en novembre 2000 après avoir avoué être le responsable des dommages causés aux cultures d'un fermier près de la ville de Marlborough dans le Wiltshire.

Il a prouvé avec succès qu'il était possible de former une étoile à sept branches dans un champs mais a été poursuivi après la publication de sa performance sur internet.
Mr Williams a depuis réalisé un film révélant les secrets de travail des faiseurs d'agroglyphes et leurs expériences.
Le film de 3 heures - Circle Makers - interview 11 experts qui ont créé des centaines d'agroglyphes en utilisant des piquets, des mètres rubans, des planches et des cordes, ainsi que des rouleaux et la conception assistée par ordinateur.

La communauté est partagée. Il y a d'un coté ceux qui comme Mr Williams "planchent", et affirment qu'ils sont humains.
Et d'autres qui persistent à dire que les agroglyphes sont l'oeuvre du paranormal, d'aliens ou de forces inconnues.
Mr Williams, éditeur vidéo et concepteur de programmes informatiques, déclare que ce film a été fait suite à la frustration engendrée par la fixation permanente sur les théories farfelues des agroglyphes.
"Les gens qui les font sont le vrai phénomène", dit-il.
Il y a une rivalité croissante entre faiseurs d'agroglyphes pour en produire des toujours plus complexes entremêlant des figures.

Le film Signs a renouvelé l'intérêt pour les agroglyphes
Et certains groupes ont été commissionnés pour produire un travail à des fins commerciales pour des compagnies telles que Weetabix et la firme de téléphonie mobile Orange.
Si Mr Williams considère les agroglyphes comme des éléments significatifs d'art public, il comprend le besoin de certains, d'y attacher une signification plus spirituelle.
"Ce n'est pas parce que ça ne se passe pas dans une galerie que ça n'est pas de l'art, c'est une sculpture vivante - mais pour quelques uns cela forme un site religieux temporaire"
"Cela vous dit beaucoup sur la religion et les croyances, comment ces cultes se créent"
"Quelques personnes sont furieuses lorsque vous leur expliquez, parce qu'elles veulent vraiment croire"
"Et les films, comme Signs à l'heure actuelle, renforcent cela", dit-il.


Bon nombre de personnes y croient juste parce qu'elles n'ont pas eu un éclairage complet sur la question et se sont contentées de ce qui est habituellement écrit sur le sujet, des présentations évidemment engagées donc non neutres mais surtout complètement subjectives et trompeuses.
Malheureusement, le phénomène d'adhésion aux théories fumeuses sur les agroglyphes va même parfois pour une minorité résiduelle, jusqu'à l'extrême : l'aveuglement.
Dans ce cas, la logique extérieure et la raison sont exclus, l'évidence réfutée, du moment que cela permet de protéger sa croyance.

Cela est l'effet d'un réflexe d'auto-défense de l'égo qui se sent attaqué lorsque ce par quoi il se défini en tant qu'individu est remis en cause et met à mal la structure de conception mentale du monde que cet individu a élaboré et à laquelle il s'identifie.

Naturellement tout le monde est plus ou moins concerné par la résistance à l'acceptation d'un changement de paradigme auquel il est attaché, même pour les personnes qui essaient d'être les plus ouvertes possible. On demandera alors des preuves vérifiables que des personnes clairement identifiables soient bien l'auteur d'agroglyphes imposants et représentatifs (ce qui après tout est une démarche scientifique).

On a bien entendu des sites de personnes qui en revendiquent, mais qui du fait de la "chasse aux sorcières" qui leur est faite par certains extrémistes ainsi que les autorités du fait du caractère "sauvage" de leur activité, restent dans l'anonymat ou communiquent peu.
On a l'exemple de ce site de réalisateurs d'agroglyphes :
http://www.circlemakers.org/natgeo.html

Mais il y a bien mieux, ceux qui peuvent ouvertement s'afficher et en toute liberté communiquer sur leurs œuvres parce que légales et commerciales.
Ayez donc le plaisir de découvrir un groupe pour le coup spécial de faiseurs d'agroglyphes géant :

http://www.xld-sign.com/Projecten
http://www.humanresonance.org/goes.html

Leur défit de plus grand agroglyphe du monde est réussi avec le projet ATLAS du 7 août 2009 à Goes en Hollande. Les croyants reconnaîtrons eux aussi que la réalisation surpasse toutes les autres. Évidemment les moyens mobilisés sont également au delà de ceux traditionnellement engagés puisqu'ont été mobilisé une équipe de 60 personnes ainsi qu'une sérieuse étude de terrain avec ici des repérages GPS. Ceux qui défendent les théories exotiques ignorent généralement que certains agroglyphes tel que celui-ci sont des réalisations officielles. Il faut dire que sur ce type de sujet c'est l'extraordinaire qui est rediffusé dans tous les sens et en boucle, tandis que l'information plate reste reléguée dans son coin.

L'image aérienne de l'agroglyphe terminé que l'on aperçoit dans la seconde vidéo du second lien montre que la surface de l'agroglyphe, (comme les autres plus anonymes) est réalisé en couchant des bandes successives du champs, limitées à la longueur des planches utilisées. Des parties le sont selon des disques (de manière spiralée ou radiale) tandis que le reste l'est en lignes parallèles suivant les contours de la figure.

la vidéo en question :
http://www.youtube.com/watch?v=GzQ3DNQts9Y

Il est possible de jouer sur la manière de coucher la surface en différentes portions selon la géométrie souhaitée pour en faire de vrais motifs élaborés. Les parties de ce motif au sein de la même surface aplatie se distinguent alors par un aspect et des reflets différents, fonction de la direction avec laquelle on les a versé.

Ainsi des agroglyphes de taille modeste sont parfois ornés d'un aspect tressé obtenu par un découpage en mosaïques de petit carrés couchés dans des directions alternativement différentes.

C'était le cas de l'agroglyphe à l'Etchilhampton (photo ci-dessus) près de Devizes dans le Wiltshire, le 25 juillet 2011. D'autres situés dans la même zone des villages proches d'Alton Barnes, d'Etchilhampton et Bishops Cannings présentent cette caractéristique identique.
d'autres images sur le site de lucy pringle :
http://www.lucypringle.co.uk/photos/2011/etchilhampton-cropcircle-2011.shtml
ici un autre cas de petite taille mais entièrement dédié à cette technique :
http://www.lucypringle.co.uk/photos/2009/uk2009bz.shtml


un petit détour facultatif pour ceux qui veulent, vers ce qu'en pense un internaute qui comme moi est un peu excédé par la mauvaise foi, l'aveuglement des adorateurs des théories fumeuses et objecteurs de bon sens :
http://cnegu.info/manuals/cropscirclesveritesetcontreverites.pdf
Lien de secours :
https://web.archive.org/web/20100714063157/http://storage.canalblog.com/91/01/558867/38553004.pdf


III - La multiplicité du phénomène à travers le monde et l'ancienneté de ses premières évocations

Parmi les défenseurs de la théorie de l'origine exotique des agroglyphes, il s'en trouve qui sont capable tel Jean Pierre Petit, de déclarer au sujet de la technique des planches et cordes :

"Je crois que dans un livre j'ai déjà dit ce que je pensais de cette thèse ridicule. En Angleterre les récoltes de blé sont uniques et des brève durée. Si ces gens avaient été réellement les auteurs de ces phénomènes il leur aurait fallu parcourir des distances considérables pour réaliser toutes ces formes en aussi peu de temps."
source : http://www.jp-petit.org/nouv_f/Crop%20Circles/Crop_Circles.htm

Comme si les rationalistes en la matière avaient prétendu que l'ensemble des formations du globe étaient causées exclusivement par un petit duo de personnes à la retraite au fin fond de la campagne anglaise...
Ici dans l'article de JPP, les éléments qui ne vont pas dans son sens sont caricaturés, de sorte que n'apparaissent comme sensés que les explications que lui donne.
En réalité c'est sa présentation des choses dans ce non argument qui est ridicule et fait l'aveu de sa mauvaise foi ou du moins de sa partialité.

Il est évident que si le phénomène est reproductible par des hommes avec des moyens extrêmement rudimentaires comme nous venons de le voir, alors personne ne peut prétendre avoir l'exclusivité de cette pratique et de nombreux groupes peuvent entreprendre cette activité en parallèle dans différents endroits du monde.
Et cette réflexion de base n'a pas pu passer à coté de l'esprit de JPP, mais comme il s'agissait pour lui d'essayer de faire correspondre un sujet de fantasmes et de polémiques avec ses sujets à lui sur les technologies avancées, pour mieux les diffuser, il aura visiblement préféré sacrifier un peu l'objectivité.

Mais puisque les gens qui prétendent étudier le phénomène ou même s'y être seulement penché au travers de quelques articles internet veulent intégrer la répartition spatiale et historique du phénomène dans l'argumentaire, je leur annonce qu'en l’occurrence ces éléments vont dans le sens d'une explication humaine et non l'inverse.

En effet le phénomène est essentiellement présent en Angleterre, bien qu'il se soit ces toutes dernières décennies aussi pas mal étalé dans le BENELUX, en Allemagne, Autriche, Slovaquie, Etats-Unis et Canada ainsi que dans le Sud-Est de l'Australie.

voir ici :
http://www.anakinovni.org/crop.htm

Cette très inégale répartition à elle seule indique déjà que ces complexes dessins dans les champs ne sont pas le fruit d'extraterrestres, d'une forme d'intelligence et de vie inconnue du grand public, ou alors ce serait une civilisation extrêmement raciste puisqu'elle ne s'arrête que dans les pays dits occidentaux...
Si on regarde le type de motifs d'agroglyphes, on remarque qu'ils pourraient être classés en différents groupes.
On a dans la même zone les mêmes types d'agroglyphes d'une année sur l'autre (exemple du motif tressé).
Cela tendrait à montrer que c'est un phénomène non seulement lié à des régions du monde mais également un phénomène anthropologique, exprimant des préférences et spécialisations locales, donc un phénomène lié à des groupes de personnes.

L'historique du phénomène confirme cela.
D'après la vidéo suivante :  http://www.dailymotion.com/video/k4wQunrSG4peAtgeHa
Les premiers cercles simples et isolés qui ont réellement commencé à attirer l'attention sont apparus en 1978 dans l'Hampshire.
En 1985 ces formations s'étaient multipliées et le phénomène touchait alors tout le Wessex.
Jean-Pierre Petit lui-même a sur son site précisé que l'apparition des premiers triplets de cercles date de 1981 et 1983 pour les premiers quintuplets de cercles.
(source : jpp http://www.jp-petit.org/nouv_f/Crop%20Circles/Crop_Circles.htm)

Cela va à l'encontre de ceux qui prétendent que le phénomène aurait toujours existé.
Bien qu'il y ai quelques cas ponctuels plus anciens, le phénomène ne s'est développé qu'autour des années 80 selon les éléments objectifs.
On peut toujours essayer de relier et attribuer un fait historique de siècles antérieurs à ce phénomène en se basant sur d'anciennes histoires, mais tel les légendes, la bonne description de ce qui est rapporté n'est pas établie.
D'ailleurs de ce qui est rapporté, par exemple de l'histoire du diable faucheur avec un seul disque, on ne peut que constater qu'on est loin d'être en rapport avec ce qu'est devenu le phénomène et sa complexité géométrique.
Il n'est pas dans cette fameuse histoire non plus question de tiges couchées mais fauchées et il n'est pas précisé en quoi le champs "semblait si bien fauché par le diable ou quelque esprit infernal qu'aucun mortel n'était capable d'en faire autant".

Ainsi donc, le phénomène tel que reconnu aujourd'hui est quasiment caractérisé par la complexité des figures représentées, complexité qui s'est considérablement accrue ces dernières décennies en même temps que le phénomène prenait de l'ampleur comme nous venons de le lire.

La progression du nombre et de la complexité indiquent que le phénomène évolue, donc qu'il n'a pas toujours été tel qu'on peut désormais le constater. Le phénomène se complexifie en même temps que notre société se complexifie. Et cela aussi va dans le sens d'un phénomène découlant des logiques culturelles humaines.

Pour résumer, la répartition géographique nous indique qu'il y a des zones de concentration de ce phénomène, et si l'on regarde leur expression, des caractéristiques locales, un design local. Le phénomène est donc culturel et intimement lié à la société humaine.
On dira donc qu'il ne s'agit pas de l’œuvre d'un groupe d'artistes mais de nombreux groupes avec leurs zones d'influence et leurs prédilections stylistiques.


IV - Les tiges coudées et les "cavités d'expulsion"

Les pseudo études scientifiques sur les agroglyphes prétendent prouver le caractère exotique des agroglyphes en prouvant qu'il y a des différences notables entre les plantes prélevées au sein des agroglyphes et les échantillons témoins prélevés en dehors des parties versées du champs. Comme si toute différence indiquerait obligatoirement un fait non naturel.

Cependant, quelque soit ce qui a formé l'agroglyphe, il a fait subir un traitement (par exemple mécanique) aux plantes qui ont été couchées au sol. Celles-ci ont subi ce traumatisme physique et le champs lui même n'est pas dans une configuration identique à l'intérieur et à l'extérieur des parties aplaties. Ce compactage au sol modifie plusieurs critères à commencer par la circulation de l'air, les échanges thermiques donc l'hygrométrie, l'exposition latérale de la plante au soleil et l'ombre portée par les bords non couchés en fonction de l'angle du soleil. Bref, tous les facteurs sont modifiés, ainsi les plantes selon qu'elles sont à l'intérieur ou à l'extérieur de la formation seront forcément différentes à certains niveaux. On ne peut alors absolument rien déduire de la comparaison systématique menée par ces pseudo études telles que celles menées par W.C. Levengood, sinon que la démarche expérimentale utilisée est un non sens scientifique, une duperie.

La différence principale qu'ils actent et utilisent comme argument est celle de la déformation des tiges au niveau des nœuds.
La tige des graminées est ponctuée à plusieurs endroits de nœuds. Les tiges sont rectilignes mais les nœuds peuvent introduire un angle dans l'orientation de la plante.
Or, si celle-ci est rabattue au sol, grâce à un phénomène biochimique de transformation morphologique qu'on appelle phototropisme, les nœuds vont se modifier pour permettre aux tiges de retrouver le chemin du soleil. C'est un phénomène tout à fait naturel et il est normal que les graminées dans les agroglyphes voient leurs nœuds s'être transformés par rapport à ceux à l'extérieur de la formation. Les premiers ont dû s'adapter grâce à l'élongation et à la prise de courbure de leurs nœuds pour tenter désespérément de rétablir une situation plus adéquate pour leur développement, tandis que les autres n'ont rien à changer étant déjà dans la situation idéale à la verticale.
Jusqu'ici il n'y a pas de mystère, c'est la nature.
http://www.dailymotion.com/video/x2gwgm_dessine-moi-un-crop-circle-episode4

Le site du groupe BLT RESEARCH auquel appartient W.C. Levengood, affirme que les vrais agroglyphes se caractérisent notamment par la présence de "cavités d'expulsion" au niveau des nœuds des plantes, engendré par la pression de l'eau évaporée par l'action de micro-ondes (l'auteur des agroglyphes selon eux serait des boules de lumière de nature inconnue) :
http://www.bltresearch.com/plantab.php

Si les plantes avaient été exposées à des micro ondes au point que l'eau qu'elles contenaient se soit transformé en vapeur et ai fait explosé les nœuds, comment expliquer que cet effet d'explosion se serait limité aux nœuds et non au reste de la plante, y compris les graines ? Mieux encore, d'après leurs propres déclarations les graines récoltées dans les zones concernées germent correctement, avec des vitesses variables selon les cas. Lorsqu'ils prétendent que ce qu'ils relèvent et interprètent (mal) serait l'effet de brèves et puissantes impulsions micro ondes, on se demande pourquoi ils ne mettent pas en avant le résultat de la reproduction d'une telle expérience. Tout cela n'est pas très cohérent.

En revanche si l'on considère que l'agroglyphe a été réalisé par des moyens mécaniques, cela prend du sens. La souplesse de la plante à un stade non avancé de sa maturité, la répartition de la charge qui écrase sur une surface donnée et la malléabilité du sol pourraient expliquer que les tiges ne sont pas cassées ni endommagées de manière visible, mais suffisamment pour causer des lésions impactant leur développement.

Il se trouve que quelqu'un a eu l'idée de coucher avec des moyens mécaniques de l'orge encore vert pour étudier les conséquences et la réaction des nœuds. Au deuxième jour, ce qui est déjà parfaitement visible, c'est que "les nœuds apicaux se relèvent de 20 à 50°", ce qui nous donne nos fameux nœuds coudés résultant du phototropisme. Ensuite, de manière progressive et avec le développement de la plante, les lésions sur les nœuds écrasés les déforment. Une quinzaine de jours après l'action mécanique et le traumatisme physique de l'écrasement superficiel, ces déformations et déchirures se manifestent avec un aspect éclaté pour former exactement la même chose que ce qui est interprété comme étant à tord des cavités d'expulsion. Bien entendu, il faut s'attendre à ce que le type de graminée, la méthode d'aplatissement et les conditions de maturation aie une influence sur le résultat et sa rapidité. Si ce n'est pas une étude complète de tous les cas possibles, cela montre néanmoins que cet aspect aux nœuds peut exister sans avoir pour origine un phénomène paranormal.
le dossier de Bertrand Planquois :
http://www.culture-crop.com/experience2006.htm

photo d'un des nœuds éclaté :



V - Sensations étranges et autres anomalies

Ce que j'explique dans cet article ne remet aucunement en question les sujets traditionnellement affiliés, la possibilité de l'existence d'entités intelligentes, le paranormal ou quoique ce soit d'autre.
Quand bien même admettrait-on des cas d'engin antigravitationnels ayant endommagé les zones où ils se sont posés, cela n'a rien à voir avec nos agroglyphes puisqu'il s'agirait alors d'une simple trace unique où par exemple la vie du lieu a dépéri et cela ne formerait pas toutes ces figures.

On est loin de nos motifs complexes et esthétiques où des gens n'ont aucune séquelle physique menaçant leur santé dans les jours qui suivent la visite. Il est crédible que les gens dans un banal agroglyphe aient des sensations étranges. Cela peut être le fait de l'auto-suggestion pour ceux qui seront les plus matérialistes. On peut aussi admettre qu'ils aient de réels ressentis énergétiques du fait de la focalisation et de l'état d'esprit, mais cela n'est la preuve de rien concernant l'origine des agroglyphes. Il est possible de ressentir des choses n'importe où du moment qu'on se met dans les conditions favorables. Quand bien même on devrait attribuer des vertus énergétiques spécifiques aux sites sans considérer ce que les personnes y mettent elles-même, cela est encore totalement indépendant de l'origine de ce qui a formé l'agroglyphe puisqu'on pourrait par exemple parler de l'effet des ondes de formes que la géométrie de ces œuvres produisent, quelque soit leur auteur. Bref, dans ce domaine, ceux qui vendent beaucoup de livres à sensation mélangent allègrement tout et manquent cruellement de rigueur scientifique dans leur logique et dans la présentation des éléments qu'ils font passer pour des preuves d'une authenticité fantasmée.

Pour les anomalies non subjectives soit disant constatées, je me réfèrerait aux contre arguments d'autres personnes :
http://www.zetetique.ldh.org/agrogrammes.html

Je me suis dans cet article surtout concentré sur la mise en évidence des irrégularités géométriques des agroglyphes, sur la démonstration que la perfection géométrique des "vrais" agroglyphes, psalmodiée comme un mantra, n'est qu'un mythe. Ainsi comme je découvre un formidable travail mené avec énormément de précision et de sources, en particulier sur tout le reste du sujet que je n'ai pu aborder que rapidement et bien maladroitement, je vous convie à prendre connaissance du document et du site suivant :
http://pangolia.com/scepticisme/crop/jmd-crop-circles.pdf
http://ufologie.patrickgross.org/htm/cropf.htm#pg


Conclusion

Voilà tout le grand secret des agroglyphes : Croire dur comme fer aux témoignages farfelus de gens qui veulent se faire mousser ou ont cru voir des choses et rejeter systématiquement ceux qui ne vont pas dans le sens des théories exotiques, quand bien même ils sont bien plus cohérents. Les pauvres feux-follets qui existent par ailleurs, les ovnis et tous les phénomènes bizaroïdes de la terre sont pris en otages dans cette affaire pour lui donner du volume. Il faut dire que sinon le sujet abordé de manière rationnelle n'irait pas bien loin et ne rapporterait pas autant d'argent en conférences de pseudo experts, en pseudo stages énergétiques d'harmonisation et en produits dérivés.
Les réseaux et groupes de manipulation ne se limitent pas aux médias traditionnels ni à la seule promotion d'orientations matérialistes. L'esprit critique c'est en permanence et envers tout qu'il faut l'avoir et non pas de manière sélective. La tendance à se laisser aller à la facilité, à la fainéantise intellectuelle est une faille trop souvent utilisée contre nous même. Cela demande un effort permanent de ne pas se faire manipuler, notamment celui de vérifier autant que possible.


On obtient finalement une forte conviction personnelle seulement après beaucoup d'efforts.
Malheureusement pour les agroglyphes, ces efforts laissent un goût amer face aux mensonges de la mystification et au pouvoir que celle-ci a sur des communautés de personnes qui s'aveuglent, l'impuissance à faire ouvrir les yeux à ceux qui les maintiennent fermés.
Les agroglyphes engendrés par des moyens rudimentaires tout à fait banal sont abondamment mis en avant et pris à tort pour ce qu'ils ne sont pas, tandis que les traces et dégâts peut-être liés à de vrais phénomènes exotiques rarissimes ne sont probablement la plupart du temps pas pris au sérieux, moins spectaculaires, pas artistiques. Il y a en tout cas bien plus de faits ordinaires mal compris, pris pour ce qu'ils ne sont pas ou des mystifications, que de phénomènes extraordinaires forcément moins adaptés à un détournement dans le but d'en faire des sources d'argent facile. Néanmoins tout ce qui est récupérable est récupéré, détourné. L'analyse sérieuse, rigoureuse des phénomènes sont donc noyés par l'ensemble de la désinformation.
En plus de polluer, ce parasitage médiatique par le faux fait malheureusement passer aux yeux du monde pour ridicule toute considération plus sérieuse qui se rapprocherait en apparence de ce genre de sujet.
C'est la raison pour laquelle j'ai eu à cœur d'aller plus loin dans ce travail que pour ma simple certitude et c'est ce qui m'a amené à le partager ici, c'est la raison de ce site.

Pour ceux qui quelque soit l'origine du phénomène trouvent ces œuvres fascinantes, je donne quelques sites répertoriant les agroglyphes par date avec de très belles photos :
http://www.ukcropcircles.co.uk/
http://www.temporarytemples.co.uk/imagelibrary/
http://www.lucypringle.co.uk/photos/

Adzo
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La face cachée des agroglyphes
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